Héritage culturel.

25 05 2007

Au cours de la guerre du Golfe (1990-1991), le concepteur d’une bombe intelligente (smart bomb) américaine, l’assembleur dans son usine de fabrication, le logisticien qui l’a commandé, reçue, stockée et chargée sur un avion à réaction, tous ont fonctionné autrement que leurs adversaires irakiens – si tant est qu’ils fussent des équivalents – et ont fait en sorte qu’un conscrit innocent de l’armée de Saddam Hussein se trouve taillé en pièces sans grande chance d’échapper à l’attaque, de tomber héroïquement ou de tuer le pilote qui l’a tué. Pourquoi des adolescents irakiens ont-ils été des cibles sur les consoles vidéo d’hélicoptères américains sophistiqués, non pas l’inverse ? Pourquoi des GI de l’état glacial du Minnesota étaient-ils mieux équipés pour combattre dans le désert que des recrues de la ville proche de Bagdad où la chaleur est étouffante ? Tout cela est essentiellement le fruit d’un héritage culturel, non pas du courage militaire, encore moins un accident de la géographie ou des gènes. Qui dit guerre dit en définitive tuerie.

Carnage & culture, Victor Davis Hanson.





Phinéas, 20 ans.

25 05 2007

Vingt ans, “minimum décent” pour “Phinéas”

L’avocat général n’a cependant pas réclamé de peine de sûreté afin de prendre en compte les évolutions psychologiques de l’accusé.”Ce réquisitoire est un signe d’espoir”, a estimé l’avocat de plusieurs victimes. “Il pourra, s’il continue à changer, avoir une vie en sortant de prison”.

- le 24/05/2007 – 17h24

Une “peine plancher de vingt ans” de réclusion criminelle a été requise jeudi contre Mickaël Tronchon, alias Phinéas, qui comparaît devant les assises du Rhône pour avoir tenté d’assassiner à coups de hache deux hommes dans le cadre d’une “croisade” raciste. L’avocat général Jean Olivier Viout a souligné qu’il prenait “en compte l’altération du discernement (de l’accusé) au moment des faits et sa biographie”. Il n’a pas réclamé de peine de sûreté à son encontre afin, a-t-il souligné, de rendre la durée de sa détention adaptable à ses évolutions psychologiques.

Ce n’est qu’après “beaucoup d’hésitations” que le magistrat a demandé aux jurés de prononcer une peine de vingt ans, le “minimum décent” selon lui, pour sanctionner deux tentatives d’assassinats perpétrées en août 2004, la première à Villeurbanne, contre un Français né en Algérie, et la seconde à Paris contre une septuagénaire marocain. Phinéas – référence à des membres de groupuscules néo-nazis américains – avait, après son premier crime, profané un cimetière juif, y laissant sa hache en évidence, afin de médiatiser sa “croisade”.

“Son racisme n’avait rien d’idéologique”

“Ce réquisitoire est un signe d’espoir”, a estimé Me Alain Jakubowicz, avocat de plusieurs victimes et organisations anti-racistes. “On ne lui ferme pas la porte : avec les aménagements de peine possibles, il pourra, s’il continue à changer comme il semble avoir commencé à le faire, avoir une vie en sortant de prison, et devenir peut être un exemple”, a-t-il ajouté.

Me Jean Boudot, conseil de l’accusé, a regretté que le réquisitoire, “excessif” selon lui, soit “appuyé sur la volonté de faire de Mickaël Tronchon un exemple dans la lutte nécessaire contre les idées nazies, alors qu’on n’a affaire qu’à un petit nazillon”. “Il ne savait pas écrire Adolf Hitler, il traçait les croix gammées à l’envers, son racisme n’avait rien d’idéologique”, a-t-il rappelé.

TF1/LCI.

Il serait sans doute déplacé de faire des comparaisons mais bon… On constate qu’une jeunesse et une vie “difficile” peseront un poids différent auprès du tribunal selon la victimitude de votre pigmentation. Et en plus (d’être blanc) si vous êtes “nazi” (un nazi qui ne sait ni tracer des croix gammées ou écrire Hadolphe Itlaire), aucune clémence ne sera possible.

C’est donc pour cela qu’aucune empathie ne saurait-être envisageable en justice. S’en remettre à ses sentiments, à son envie d’allèger les souffrances possibles (et probables) des coupables c’est déplacer la morale, faire de la morale un jugement civil dans le mépris des victimes. On ne juge pas les souffrances passées lorsque l’on juge des coupables. On juge les faits qui leur sont repprochés.